« Tout est chaos. On n’entend plus que le bruit des combats.

Surgira-t-il quelque chose de cette fureur ? »

Le patron possède de l’argent et connaît le prix des choses. Il paie pour tout. Pour qu’on le protège, pour qu’on le satisfasse, pour qu’on élimine ses ennemis et pour qu’on ensevelisse leurs corps, pieds et poings liés, dans le terrain vague. Mais, soudain, face à l’assassin, il hésite : sa jeunesse l’effraie et il n’a ni allié, ni descendant. Et voilà que le patron, ayant trouvé un fils de vingt ans, se décide à partager son empire, ses secrets, ses plaisirs. Il veut jouer au jeu du père et du fils. Etre généreux et bienveillant. Devant cette proposition inattendue, l’assassin doit choisir : poursuivre son désir de vengeance ou accepter d’être l’héritier

Les temps sont difficiles… mais est-ce vraiment nouveau ? Le désastre est social, les succès financiers. Tout se joue à la bourse, où les ordres hurlés dans le palais couvrent d’autres hurlements au cœur desquels on entend la dérive du monde. Qu’est-ce qui meut donc ces machines qu’on appelle « humains » et pour qui posséder est la valeur suprême ?

Combats de possédés est une tragédie moderne dont les composantes mythologiques sont l’argent, le dieu-patron-tyran, l’esclave… Êtres et valeurs ne coïncident plus. L’être a disparu, il n’est plus défini que par sa fonction.
En quête de son identité, le héros mythique accomplit un voyage vers le passé, celui de son histoire personnelle. Dans Combats de possédés, le Patron a détruit le passé. Privé de ce rapport à l’intime, chacun s’affronte, recherche, s’invente une origine ou une descendance, un passé ou un futur. Chacun erre n’arrivant même plus à trouver l’entrée du labyrinthe.