« Tout est chaos.  Si le sang ne coule pas, les mots, eux, jaillissent et soulagent… un peu.« 

Quatre tabourets noirs sous quatre lampes suspendues dessinent un carré où s’éclaire un espace de possibles rencontres. Quatre individus — deux hommes et deux femmes — sont là, assis, chacun isolé dans sa lumière, dans une adresse muette au public. Ils attendent que ça commence.

Un homme énumère les tabous qu’il brisera avant d’en finir, un couple joue avec la jalousie et s’y brûle, un autre parle de saucisson et de chocolat à défaut de nommer ses angoisses,
une femme supplie qu’on arrache sa robe pour être à nouveau regardée… 

Et si la relation amoureuse avait pour fonction de nous prouver que nous existons,
de combler l’angoisse d’être confronté au vide et au silence ? 
Alors, les personnages se pourchassent, s’évitent, se frôlent, s’aiment, se séparent, se racontent, se blessent.
Si le sang ne coule pas, les mots, eux, jaillissent et soulagent… un peu.