2017 / De quoi sommes-nous faits ?

Groupe d'actrices et acteurs sur scène, compagnie Arcade en résidence au Mail, à Soissons

Au programme de cette deuxième année de résidence …

Pour les êtres humains, la vie en société fait partie de leur constitution. L’être humain ne sait accéder à lui-même que dans un monde commun, un ensemble de biens collectifs : langages, représentations, institutions, organisations de l’espace et du temps, manières de faire et d’être, bref une culture, qui constitue pour chacun un milieu vital.

Nous débuterons un compagnonnage avec Alexandra Badéa (Lauréat Centre National du Théâtre pour Pulvérisés) pour accompagner les projets tant en direction des scolaires que du tout-public. Elle animera des ateliers d’écriture et se verra confier l’écriture d’une pièce pour adolescents et adultes (création année 2018)

  • Création du spectacle Pulvérisés d’Alexandra Badéa

  • Création du texte d’Alexandra Badéa dans le cadre d’une petite forme permettant de jouer dans des lieux équipés ou non.

    Une ouvrière chinoise raconte l’humiliation quotidienne à l’usine, un superviseur de plateau sénégalais dénonce la cruauté de son chef, un responsable assurance-qualité français voit sa vie familiale se déliter sous la pression de son travail, à Bucarest, une ingénieure d’études et développement dit sa difficulté à gravir les échelons…

  • Travail en direction du tout public

  • Accompagnement en lien avec Pulvérisés

    Ouverture du processus de création à un groupe de spectateurs, rencontres avec Alexandra Badéa, mise en place d’Ateliers d’écriture, de lecture de ses autres textes, mise en place de conférences animées par des sociologues de la relation au travail lors de la tournée.

    Projet européen « Human@Work » – Première année (financements spécifiques)

    Le projet a été déposé auprès de la commission européenne le 8 octobre 2015, pour se dérouler entre septembre 2016 et juin 2018.

    Le projet associera des artistes (metteurs en scène, chorégraphe, comédiens et danseurs, plasticiens), des chercheurs, et des groupes de citoyens (leaders d’entreprises, salariés, chômeurs) originaires de Bulgarie, Pologne, Grèce et France.

    Il a pour objectif de permettre aux participants – initiateurs et contributeurs – de se réapproprier leur relation au travail et ses enjeux sur le plan personnel, et de partager les résultats ainsi que les processus qui auront permis cette réappropriation.

    Nous proposons pour cela de réaliser une cartographie sensible de la relation au travail. Il  nous faudra donc répertorier tous les aspects de la relation entre l’individu et son travail et donc aborder les sphères intimes, conscientes et inconscientes, familiales, les questions du bien-être et de la souffrance au travail, du genre, de l’âge, de la culture, de l’histoire, sans omettre bien entendu la question de la rémunération.

    Pour cette première année (saison 2016/ 2017), les artistes, les sociologues, les citoyens, les penseurs de la relation au travail réaliseront pour cela différentes collectes permettant de dessiner les contours de la relation au travail : sound@work, gesture@work, dream@work, feeling@work, language@work, hope@work, narative@work…

  • Travail en direction du public jeune

  • Projet « Consommer, c’est exister ? »

    Nike, Van’s, Adidas, Ben Simon, Apple, Samsung, Diesel, Iphone, Ipad, Converse, Coca-Cola, Google, Facebook… Les marques font partie intégrante du quotidien des jeunes et ces derniers n’hésitent pas à l’afficher. C’est une question de tendance et/ou d’identité, selon les âges. Les jeunes ne vivent pas isolés du monde et la consommation est souvent pour eux un moyen d’affirmer leur identité. C’est aussi un moyen de tester les limites de ceux qui les entourent.

    Activités :

    • Projet en direction des collèges et lycées de Soissons.

    • Performances réalisées dans les établissements scolaires permettant aux élèves de s’interroger sur la thématique.Lectures et ateliers d’écriture dans les classes, éventuelle présentation finale.

    Printemps des poètes « Brigade d’intervention poétique »

    Deux comédien-ne-s font irruption dans les salles de classe à l’improviste et délivrent des poèmes pendant 5 à 7 minutes. Les élèves ne sont pas prévenus. Ils/elles reviennent l’après-midi ou le jour suivant, toujours à l’improviste et auprès des mêmes élèves pour renouveler l’expérience.

    Objectif de la BIP : créer la surprise, susciter l’attente, l’envie d’écouter, être traversé par des mots…
    Les auditeurs sont saisis, puis après la deuxième intervention, commencent à attendre l’irruption poétique : le désir a été créé.

    • Projet en direction des écoles primaires de Soissons