2016 / De qui sommes-nous faits ?

Photos noir et blanc de "Ça va la famille", action culturelle mise en place par l'Arcade

Au programme de cette premiere année de résidence …

  • Reprise du spectacle La Dispute de Marivaux

  • Afin de savoir qui, de l’homme ou de la femme, a été le premier infidèle en amour, Marivaux propose une expérience. Quatre jeunes gens, élevés en vase clos depuis le berceau, se rencontrent pour la première fois. Ces personnages ne cessent alors de poursuivre leur propre reflet dans le regard de l’autre, éperdus du désir de se sentir exister.

    Plus que l’inconstance en amour,  Marivaux interroge la construction de soi au travers de la relation à l’autre. Qu’est-ce qui se cache derrière ces relations communément qualifiées d’amoureuses, dont Marivaux révèle sans fioriture les mécanismes de dépendance ? Sans l’autre, est-ce que j’existe encore ? (+)

  • Accompagnement en direction du public jeune

  • Projet (In)visibles

    Existe-t-on sans le regard de l’autre? Est-on libre sous le regard de l’autre ? Est-on dépendant du regard de l’autre? Doit-on se libérer du regard ?

    Nous proposons de créer des espaces de réflexion, tant avec les élèves que les enseignants : des espaces de prise de conscience et de mise en pratique permettant à chacun d’interroger sa propre construction, l’élaboration de ses stratégies défensives, son rapport au regard de l’autre, l’implication de ce dernier dans notre propre construction. D’autant que l’école constitue une des principales sources d’évaluation de l’individu, tant au niveau des compétences cognitives qu’au niveau des comportements, et cela pendant une très longue période de sa vie qui, en outre, se trouve être une période cruciale pour le développement de la personnalité. Par conséquent, l’école a une influence considérable dans l’image que l’individu se construit de lui-même et l’estime qu’il se porte. Un travail artistique au sein de l’école sur cette thématique prend donc tout son sens.

    Activités :

    • Projet en partenariat avec les lycées de Soissons : Lycée Le Corbusier, Lycée Léonard de Vinci, Lycée Gérard de Nerval, Lycée Claudel.

    • Récolte de la parole des élèves : ateliers d’écriture animés par un auteur,  Mise en lecture des textes issus des ateliers d’écriture, création d’une petite forme à partir de textes d’auteurs contemporains,  tournée de la petite forme au sein des établissements scolaires.

  • Accompagnement en direction du tout public

  • Projet Regards

    L’intime désigne ce qui nous est le plus intérieur. Mais il est aussi ouverture à l’extérieur. Il désigne à la fois la plus grande ouverture à l’autre (être intime avec quelqu’un) et la plus grande fermeture (mon intimité). L’intimité est l’affirmation qu’un être humain est aussi constitué d’une part inaliénable, une part qui ne peut être exposée aux regards, une part qui transcende toute saisie par autrui. L’intimité entre deux êtres exige-t-elle de sacrifier sa propre intimité ? Cela signifie-t-il que l’on renonce à cet espace où l’on est à l’autre un mystère ? Danger ? L’intimité entre deux êtres peut-elle se déployer sans le respect absolu de l’intimité de chacun ? Accepter cet espace où l’autre n’existe pas pour nous, où il demeure opaque à notre savoir, où il peut déployer des possibilités de son être que nous ignorons, n’est-ce pas la condition nécessaire pour que deux êtres aient accès à cela qui est en eux le plus caché et le plus vrai (intimus en latin signifie « le plus intérieur ») ? – afin de pouvoir ensuite entrer en relation l’un avec l’autre ?

    Activités :

    • Projet en partenariat avec les centres sociaux de Soissons : Centres Sociaux de Chevreux, Presles, Saint-Crépin et Saint-Waast

    • Lectures-spectacles, ateliers d’écriture, création d’un chœur-lecteurs d’habitants, réalisation de portraits vidéos « C’est quoi un premier regard, pour vous? » avec les habitants, mise en place d’une installation plastique (cabines vidéo) permettant d’avoir accès aux portraits.

  • Mais aussi …

  • Interventions au sein du club des spectateurs, lectures « le jour où Hugo à disparu » en lien avec le spectacle Marie Tudor présenté dans le cadre de la programmation, atelier artistique du Collège Gérard Philipe….