IMPLANTATION TERRITORIALE

RÉSIDENCES DE TERRITOIRE

La résidence de territoire associe une équipe artistique et un territoire pour installer une présence artistique et contribuer à transformer le rapport à l’art, interroger l’espace public, favoriser le sentiment d’appartenance des habitants au territoire.

Chaque projet est inventé en prenant en compte les richesses du territoire d’accueil, développe la relation avec la population, en privilégiant des démarches participatives, intégrant les désirs et les aspirations, stimulant les capacités créatives.

Après une résidence à la Manufacture de Saint-Quentin, puis à la Maison de la Culture et des Loisirs de Gauchy, l’Arcade est accueillie en résidence au Mail, scène culturelle de Soissons depuis 2016. Avec cette résidence, l’Arcade inscrit son travail de création sur un territoire, qui devient source même du processus de création.

Résidence 2016 – 2018

Le projet, développé sur trois ans, a pour objectif la réalisation d’une cartographie, celle de notre commune humanité. Il s’agit de questionner largement la notion d’identité en articulant un travail de recherche, de création et d’action culturelle, et en déclinant des thématiques en fonctions des publics et des années.

Notre conception de la société évolue. Une certaine vision privilégie l’utilitaire à partir d’une base économique, visant à la satisfaction des besoins matériels. Une autre vision s’élève selon laquelle la société forme le biotope où l’individu peut se développer. La vie sociale et culturelle constitue alors une fin en soi : faire société.

Afin de travailler cette thématique, l’Arcade propose à la fois la création de formes spectaculaires (grandes et petites), et des projets d’actions culturelles conduits en direction et avec participation des habitants. Ces deux grands axes s’enrichissent mutuellement et permettent de dessiner un projet cohérent en prenant en compte l’intérêt des artistes, des structures culturelles et des habitants.  

Créations

2015 – 2016  Sous la glace  de Falk Richter

2017 – 2018  Pulvérisés  d’Alexandra Badea

Projets culturels

(In)visibles

Existe-t-on sans le regard de l’autre? Est-on libre sous le regard de l’autre ? En est-on dépendant? Doit-on s’en libérer ?

Nous proposons de créer des espaces de réflexion, avec les élèves que les enseignants : des espaces de prise de conscience et de mise en pratique permettant à chacun d’interroger sa propre construction, l’élaboration de ses stratégies défensives, son rapport au regard de l’autre, l’implication de ce dernier dans notre propre construction.

Consommer, c’est exister ?

Nike, Van’s, Adidas, Ben Simon, Apple, Samsung, Diesel, Iphone, Ipad, Converse, Coca-Cola, Google, Facebook… Les marques font partie intégrante du quotidien des jeunes et ces derniers n’hésitent pas à l’afficher. C’est une question de tendance et/ou d’identité, selon les âges. Les jeunes ne vivent pas isolés du monde et la consommation est souvent pour eux un moyen d’ s’affirmer. C’est aussi un moyen de tester les limites.

Demain, c’est quoi ? Nouvelles utopies

Dans le langage courant actuel, “utopique” signifie trop souvent impossible ; une chimère, une construction purement imaginaire dont la réalisation est, a priori, hors de portée. Nous proposons d’explorer les rêves et les cauchemars de notre jeunesse par le biais d’ateliers d’écriture, d’interviews écrites et réalisées par les élèves, de lectures “utopiques” réalisées par des comédiens au sein des établissements partenaires. Tout ce matériel constitue ensuite la base de la création de formes spectaculaires jouées par les participants.

Accompagnements des publics éloignés de la culture

Afin de faciliter l’accès de tous à la culture, la compagnie met en place des accompagnements à la découverte des spectacles de la compagnie. Ces interventions sont réalisées par les artistes intervenant sur les spectacles (metteur en scène, comédiens…).

Résidence 2019 – 2021

Après un cycle de trois ans (2016 / 2018) articulé autour de l’interrogation des interdépendances entre la société et l’individu, notamment par le biais de la relation au travail, nous débutons un nouveau cycle questionnant l’héritage et sa transmission intitulé Les fantômes de l’intime

Créations

2018 – 2019 Je ne marcherai plus dans les traces de tes pas  d’Alexandra Badea

2020 – 2021 Ma Forêt fantôme  de Denis Lachaud

Projet 2021 – 2022 Autopsie d’une photo de famille  d’après Une Honte  de Pierre Creton.

Projets culturels

Trop la honte… (le risque du regard)

Honte du corps, honte de sa famille, honte de la sexualité, honte de ses actes… L’adolescent est souvent pris de sentiments de honte face au dévoilement de ce qu’il voudrait cacher.

La honte est atteinte à l’image de soi, à l’estime qu’on se porte. Elle est rupture dans l’affection partagée et reçue d’autrui. Elle est, enfin, perte de l’appartenance. Le sentiment de vivre l’effraction sous le regard de l’autre, d’être dénudé et de se retrouver alors exclu de la communauté envahit le sujet et le clive de lui-même. La honte induit un mal-être, des inhibitions ou phobies. Elle peut conduire à des conduites transgressives, excessives ou provocatrices.

Activités :

• Création d’une petite forme à partir de textes d’auteurs contemporains.
• Tournée de la petite forme au sein des établissements scolaires.
• Récolte de la parole des élèves : ateliers d’écriture animés par un auteur.
• Mise en lecture des textes issus des ateliers d’écriture par les participants.

CONSULTER LE LIVRET SAINT-QUENTIN

SIDA, la vie dure

Selon les derniers chiffres d’Unicef, le nombre d’adolescents morts du sida a triplé depuis 2000 dans le monde. En France, la prévention des infections sexuellement transmissibles, sida compris, reste un enjeu majeur. Les lycéennes et étudiants y sont moins sensibilisés que leurs aînés et négligent l’utilisation du préservatif…

L’adolescence, phase de construction des représentations liées à la sexualité, forme le moment privilégié pour identifier les risques et s’approprier durablement les notions de prévention, de respect de l’autre et de son propre corps.

Activités :

• Performances réalisées dans les établissements scolaires permettant aux élèves de s’interroger sur la thématique.
• Lectures et ateliers d’écriture dans les classes.
• Éventuelle présentation finale.

Famille, je vous (H)aime

Idéalement, la famille fournit protection, sécurité et socialisation à ses membres… Structure aujourd’hui éclatée, dispersée et en crise, elle n’en reste pas moins une base fondamentale de la vie en société dans le sens où elle permet une large part de la reproduction sociale et forme le premier cadre où apprendre à vivre ensemble.

Interroger la famille, c’est s’interroger sur son identité, son appartenance, son héritage, sa liberté…C’est finalement réfléchir à sa place dans le monde.